jeudi 29 octobre 2009

Pérégrinations. (II)





Mon âme s'est égarée, jusqu'à la désespérance et l'abandon. Que ne cherché-je un monde qui n'a pas encore été inventé, peuplé de bagatelles et de fantasmes. Images et sons mêlés, confondus : Je ne suis qu'eux, je ne suis qu'un. Qu'un morceau déchiré en étoile, dont les rebords tournent translucides, détrempés par les sanglots. Des larmes. Mes larmes. Une raison, toi. Il n'est plus question de rien que de cet espace. Espace-temps, espace-sentiment, espace-rêve, et reddition. Il me semble, peut-être était-ce hier, cette course effrénée entre torpeur et délectation. Ma vie en carnage.
L'attrait des mots, des portes ouvertes et des coffres-forts. L'amour de l'interdit en symbiose, symbolisé par couleurs et affections. Ne serai-je qu'un périple. Pèlerinage où tout n'est qu'apparence.

Je pense, réfléchis, atteste, espère. Obséquieuse à en mourir.

Indicible.

Offre-moi du conditionnel déterminé à servir l'inutilité du fugace. Mon existence en course. Prairie, plaines, et ce ruisseau. Pour épancher ma soif de présence. Je veux y nager nue, y couler et m'y noyer. Heureuse. Comblée. Et soudain tout s'éteint. Le présent fait acte d'imparfait et les lumières s'éteignent dans un râle désespéré.

Je m'allonge, les yeux tournés vers un absolu vide et obscur. Les jours ne sont rien. La tempête fait rage, mes cheveux flottent au vent de mes sombres folies. Je m'évanouis. Les supports tournent, s'enchaînent, se déforment. Délires psychédéliques dans une atmosphère qui n'a plus de sens. Plus de forme. Plus.

Rien. Et ça repart.

dimanche 25 octobre 2009

Pérégrinations.

Je perds pied dans un univers qui n'est pas le mien.
Je lève la tête et tombe dans l'immensité salée des cieux, la tête la première sous une pluie diluvienne qui me transperce, me traverse, m'offre. Je ne suis plus, mais peut-être n'ai-je jamais été. Egarée entre la brise d'un crépuscule d'octobre et des flammes. Partout. Tout le temps. Des flammes qui me brûlent de l'intérieur et me consument, de façon totalement injustifiée. Je cours, roule, m'écroule, t'étreins. Le bitume sous mes pieds nus devient de l'herbe, et ma robe vole derrière moi pendant que je dévale la colline sous un soleil de plomb et une averse torrentielle.

Tout n'est qu'illusion.



J'ai mal, je hurle.

Donnez-moi une raison d'avancer inlassablement, laissant ainsi derrière moi ces sens insensés.
Je perds, je me perds, je te perds. Potentiellement conjugable, mais dans quel but.


Et la pluie reprend. Glaciale, glacée, qui ruisselle le long des carreaux, de la porte, de mon corps nu et continuellement vide. La pluie tiède, sous laquelle je fume dans des bras invisibles. Musique, notes, lignes. Pluie ardente sous un firmament piqué de dessins insolites et obsolètes. Tout n'est plus que solitude. Je ne suis rien que cette ondée qui m'inonde et me submerge, assimilant mes sentiments à des gouttelettes écrasées sur le pavé. Martelée.

Il est question d'un rien, de tout, de toi. D'une possible avancée dans les méandres de mon esprit englué. Cendres au fil des saisons : Cigarette, goût mélancolie, bercée par les ténèbres et l'odeur de la bruine, de la brume, des souvenirs. Quelques mélodies, quelques mots, récurrents, récurés, mais toujours efficaces. Vivre d'absence quand le temps nous est compté.

Le monde m'engloutit, et je sombre.

dimanche 11 octobre 2009

Parce que j'aime bien me la péter.




Mesdames, mesdemoiselles, messieurs : Le début de la gloire !

Quivers.

Ca a de la gueule quand même. : D

Et en plus, en photo : Mon super nouveau look de hippie.
Parce que je le vaux bien.

© Juliette Sway, 2009.