jeudi 11 juin 2009

Drifting to feelings.




Foutu Andy McKee. Qui m'aide pas du tout à aller mieux.
Mais qui joue de la guitare tellement bien que j'ai envie de pleurer et de m'exploser la tête contre le mur, bordel.
Je suis mal, j'ai mal.
Quelle idée d'être amoureuse. Surtout que j'aime pas ce mot. Mais lui je l'aime. Et lui il m'aime pas.

J'aime pas le mot aimer. C'est associer à cinq lettres le plus grand échec de ma vie. Un coeur atrophié. Un cerveau attardé qui m'invente des sentiments JUSTE parce qu'il a des tendances à l'autodestruction. Et évidemment, pour l'inaccessible.

J'envisage une ablation de ces deux organes mineurs.

Si quelqu'un est intéressé pour les plastiner …

samedi 6 juin 2009

And so what ?

Je voudrais qu'il soit trois heures. Du matin. Qu'il pleuve, vente. Que ce soit une tempête, un orage, l'ouragan de la chanson de Bob Dylan. Je voudrais sortir dans la rue, dans le noir, en tee-shirt et jean troué. Je voudrais que les lampadaires s'éteignent, qu'il n'y ait que moi et la pluie.

Courir. A en perdre haleine. A tomber sur les genoux. Me faire mal, me relever, recommencer. Jusqu'à ne plus avoir de souffle. Jusqu'à ne plus savoir penser. Je voudrais me jeter d'un pont. Tomber. M'écraser. Ressusciter. Encore et encore. Souffrir. Être heureuse.

Je voudrais me regarder dans une flaque, voir mon reflet et sauter dessus pour l'effacer à jamais. Je voudrais être différente, être moi. Être claire, obscure, sombre et mystérieuse. Fumer. Voir la cigarette rougeoyer dans la pénombre. Être ces cendres qui virevoltent et se mêlent à l'air de la nuit. J'aimerais savoir voler.

Je voudrais lui faire mal. Leur faire mal, à tous ceux qui m'ont attirée puis rejetée. Un déchet. Une épave. Un rien. Je suis vide et perdue au milieu de nulle part, déprimée et déprimante, dépressive et alitée. Sadomasochiste à tendances autodestructrices. Je voudrais hurler, pleurer, rire, faire l'amour, la guerre, la paix et crier encore. Je voudrais écraser la douleur et l'embrasser.

Je voudrais qu'on m'embrasse, qu'on m'embrase. Qu'on me serre. Qu'on me brise. Qu'on me répare. A l'infini. Je voudrais compter. Être importante. Être autre. Avoir un sens. Un message à transmettre, un message qu'on ait envie d'écouter. Je veux de l'amour, de la haine, de l'attention.

En route.

lundi 1 juin 2009

Good Morning Starshine.

Bouleversée par la mort d'un poisson. Si c'est pas pathétique. Ridicule. Navrant.

Quelle connerie de s'attacher à des bestioles qui n'ont pas conscience de notre présence, qui ne font que manger et tourner en rond dans leur bocal. Mais c'est peut-être justement pour ça : C'est parce qu'ils ne peuvent pas m'aimer qu'ils ne peuvent pas me haïr. C'était.
Quand Woody est mort, on m'a dit très justement 'Woodstock never dies'. Peut-être que lui donner le nom d'un festival mémorable qui est toujours vivant dans les esprits quarante ans plus tard, c'était prophétique. Maintenant c'est George, personnage principal du film Hair, mort aussi trop tôt, mais qui traverse le temps avec Let The Sun Shine In.

Limite, je les aurais appelés Lady Di que ç'aurait été pareil. Prédisposition à une fin tragique et trop rapide.

Je détruis ce que je touche, c'est mathématique. Incapable de maintenir deux poissons en vie.

Se convaincre qu'ils n'étaient pas faits pour ça. Que ce n'était pas de ma faute.

Se convaincre.